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Le Reverse Mentoring : un échange de bons procédés

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#TBT, #FF, #Latergram, Gif animé, trolling… Pour la grande majorité des digital natives, ces mots font partie du train-train numérique quotidien. Pour des collaborateurs et dirigeants plus âgés, le digital n’est pas totalement acquis. Pour pallier ce manque de connaissance et impulser la transformation numérique, les grandes entreprises sont de plus en plus nombreuses à mettre en place des programmes de reverse mentoring.

Le reverse mentoring en bref

Le reverse mentoring est un programme de tutorat basé sur le partage de compétences au sein des organisations. En règle générale, il répond à deux objectifs clés :

  • Impulser le changement et la transformation numérique au sein de l’entreprise
  • Casser les clivages intergénérationnels

N’ayant pas de structure figée, le programme peut prendre différentes formes et différents angles selon l’entreprise et ses enjeux. Par exemple, il existe des formations du ComEx aux enjeux du numérique,  formations à Twitter & LinkedIn, présentation des dernières innovations en communication digitale, etc.

Jack Welch (ex. PDG de General Electric) est à l’origine du reverse mentoring puisqu’il a été le premier à le mettre en place dans une entreprise.

Un pari gagnant-gagnant

Le mentor et le mentoré sont tous les deux gagnants dans cette configuration puisqu’il s’agit avant tout d’un échange.

Le dirigeant bénéficie d’une compréhension globale des enjeux et des nouvelles pratiques provoqués par le numérique. Il pourra ainsi les relier au business et infuser la transformation numérique. En témoignent des grands groupes comme SNCF, Orange, AXA, Danone ou BNP Paribas Cardif qui bénéficient de ce programme et sont fortement avancés dans leur processus de transformation numérique.

Le mentor, lui, y voit un véritable accélérateur de carrière : les programmes de reverse mentoring étant principalement basés sur du volontariat, ils reflètent une implication de la part du collaborateur junior. Par ailleurs, il sera davantage visible par la hiérarchie et pourra progresser dans sa connaissance des outils numériques.

Un atout incontestable pour la marque employeur

Le reverse mentoring est aussi le reflet d’une culture d’entreprise qui s’appuie sur le partage, l’entraide et l’ouverture. En cela, ce programme est un argument séduisant pour la marque employeur.

Axa est un exemple de réussite : le programme a été lancé en janvier 2015 et plus de 1000 collaborateurs en ont déjà bénéficié. Le groupe en a fait un vrai argument de recrutement qu’il n’hésite pas à mettre en avant sur son site web corporate et sur ses réseaux sociaux. Par ailleurs, Henri de Castries (ex. PDG du groupe) s’est montré extrêmement favorable au reverse mentoring et en aurait même bénéficié.

Autre exemple : la SNCF a parfaitement intégré la culture de la pédagogie en interne, à la fois avec son École des métiers, mais également avec un programme de reverse mentoring lancé à la fin de l’année 2014. Les réseaux sociaux ont eu un rôle central puisqu’ils ont permis permis aux premiers pionniers de se rencontrer et d’évangéliser autour d’eux, avant des rencontres IRL (*In Real Life).
Dans ce prisme, le numérique va encore une fois bien au-delà de l’outil et se concentre sur l’humain. Alors le management au XXIème siècle, est-ce que ce n’est pas tout simplement être humain ?

L'auteur Chloé Balleix