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Le hobby au service du corporate sur les réseaux sociaux Comment un hobby peut nourrir un dirigeant ?

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Bilans financiers, annonces de partenariats économiques, nouveaux produits/services ou temps forts de l’entreprise : le dirigeant représente la société qu’il dirige en incarnant les messages les plus importants. Cependant, dans la timeline de nombreux dirigeants, on voit de plus en plus de football, arts plastiques, lecture ou tennis se glisser dans les prises de parole. Alors finalement, quelle est la pertinence des loisirs pour un dirigeant sur les réseaux sociaux ?

Humaniser son image

Le dirigeant est avant tout l’incarnation du leadership dans son domaine d’expertise. Et pourtant, il n’est pas inutile de rappeler qu’un dirigeant est aussi et surtout un être humain avec des compétences professionnelles certes, mais aussi des loisirs. Dans la sphère réseaux sociaux, on apprend par exemple que Kevin Systrom (PDG d’Instagram) est un passionné de food, Evan Spiegel (PDG de Snapchat) adore la série Friends tandis qu’Elon Musk (PDG de Tesla) est un aficionado des technologies.

Certains grands dirigeants n’hésitent pas à mettre leur passion au service du corporate. Michel-Edouard Leclerc (PDG de E. Leclerc) partage ses voyages et ses balades culturelles, en accord avec les engagements de son entreprise (selon leur site groupe : voyage, loisirs, transports, culture et énergie). Jean-Pascal Tricoire (PDG de Schneider Electric) a lui-même médiatisé le Marathon de Paris sur Twitter.

Mark Zuckerberg (PDG de Facebook) va encore plus loin en lançant chaque année – tant à sa communauté qu’à sa propre personne – un challenge inédit. Après A Year of Books, année pendant laquelle il conseillait un livre par semaine, il a lancé A Year In Running.

Élargir sa communauté

Médiatiser son hobby permet aussi d’aller chercher d’autres communautés. Par exemple, un directeur de la communication pourra diversifier sa ligne éditoriale centrée sur des expertises publicité et street marketing en y incorporant des thématiques voyage, natation ou peinture.

Un loisir est souvent caractérisé par un thème. Mais il peut aussi correspondre pleinement à un réseau social. Le passionné de voyage aura tout intérêt à préempter Foursquare, et le photographe amateur pourra tenter sa chance sur Instagram. Les médias sociaux sont tellement nombreux et diversifiés que chacun peut y trouver son compte.

Les dirigeants intéresseront ainsi d’autres influenceurs et followers qui le suivront car ils partagent la même passion. Ces abonnés pourront alors découvrir l’entreprise du dirigeant via un autre canal thématique ou médiatique.

Caractériser sa marque employeur

Partager son hobby sur les réseaux sociaux est aussi une manière de montrer ses propres coulisses. Et ceci a sans aucun doute des vertus en terme de marque employeur. Le loisir permet de montrer qu’il existe une autre forme de curiosité et d’inspiration en dehors de la vie professionnelle, qui va venir nourrir l’expertise au quotidien.

De même, les passions du dirigeant vont venir compléter sa fiche identitaire. Dans un entretien d’embauche, on pose régulièrement la question “quels sont vos loisirs en dehors de votre temps de travail ?”. Ils révèlent un caractère plutôt méticuleux (si vous faites du modélisme, par exemple), un esprit créatif et analytique (si vous aimez l’art moderne) ou une personnalité plutôt calme (si vous êtes un féru de littérature). Le hobby parle alors à un candidat, en indiquant quel type de manager le dirigeant pourrait être.

Parler de sujets plus légers lorsqu’on est grand dirigeant n’est donc pas une abhération et ne va pas nuire à l’image du leader. Bien au contraire. Les hobbies sont des thématiques complémentaires indispensables pour accentuer la crédibilité d’une présence numérique. Prochaine étape, les émojis ?

L'auteur Chloé Balleix